United 93 -
John Powell (2006)
Encore une fois, John Powell me bluffe et prouve à nouveau qu'il est le meilleur élève de l'écurie Zimmer.
Les anciens lecteurs se souviendront qu'
Italian Job m'avait mis une claque pas possible , cette fois c'est United 93 qui me scotche total.
Avec un sujet comme le 11 septembre, beaucoup y seraient allé de bon coeur en balançant de la grosse partoche pleine de "stars and stripes" à qui mieux mieux mais pas Powell.
Le film de Greengrass nous offrait le déroulement des évènements comme un docu, brut, sans patriotisme exarcerbé, sans morale à deux balles et c'est ce qui a fait toute sa réussite.
Powell a su respecter la vision du réalisateur et nous offre ici un album de toute beauté qui s'écoute avec respect. Oui, avec respect car que voulez-vous, moi quand j'écoute l'ambiance balancée dans "Phone Calls", je dis chapeau bas et demande du rab.
Que les bourrins passent leur chemin, cette partition n'est pas pour eux.
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The Italian Job –
John Powell ( 2003)
J’avoue ne pas être un grand fan de John Powell et en général de toute cette nouvelle vague de compositeurs acharnés de la machine et du sample. En clair la bande de
Media Ventures quoi.
Cependant je reste à l’affût d’une bonne surprise et récemment elle est venue de la BO The Italian Job (qui ne veut pas dire « la pipe italienne », je vous voir venir) mais dont le titre français était « Braquage à L’italienne ».
Pour ce remake plutôt réussi d’un film de 1969, John Powell mélange 3 tonnes d’instruments électriques, acoustiques et symphoniques pour un résultat finalement sacrément surprenant.
Puis à l’écoute de l’album, j’arrive sur la plage 12 et là, c’est le choc : une pure tuerie !!
« The New Plan » est un mélange détonnant d’électronique et d’orchestre assemblé pour un suspense torride suivi d’un crescendo monstrueux qui arrache tout sur son passage.
Certains passages de l’album sont d’une puissance hallucinante et collent incroyablement avec l’action à l’image et d’autres nous ramènent à un «
Bullit » qui se voudrait moderne.
La preuve est faite, on peut aussi faire du bon travail avec des machines et un orchestre lorsque l’on donne un peu de sens au maelström.
Chapeau M. Powell !
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