Pour ce film très sous-estimé de Wolfang Petersen narrant la tragédie de l'Andrea Gail, chalut emporté avec tout son équipage lors d'une des pires tempêtes de la cote Est américaine, James Horner après nous avoir ennuyé des années durant nous livre enfin plus de notes sur ses partoches et enflamme le film avec une tension dramatique poignante.
Trois thèmes différents se côtoient et se chevauchent dans une puissance orchestrale chère à Horner; on se croirait revenus dans les années 80.
Pur bonheur d'écoute tant l'excellence du compositeur nous manquait et tant il arrive à nous faire vibrer avec ce drame musical qui trouve son apothéose lors de l'arrivée de la vague scélérate. De toute façon comment en tant que Breton, ne pas aimer une histoire de pêcheurs... question de culture; si il y avait un James Horner à sauver dans cette décennie, pour moi ce serait Perfect Storm.
Voilà à nouveau un collector. James Horner interviewé en 1986 par la télé Allemande à une époque où encore personne ne s'intéressait à lui. Bon c'est clair faut piger le teuton mais sachant que le monsieur est aujourd'hui retors à s'exposer dans les médias ce doc est à lui seul une pièce de collection.
Pour cette troisième aventure de Jack Ryan, Horner après "Patriot Games" rempile pour la musique des actionners estampillés Tom Clancy. Rien de très nouveau à se mettre sous la dent du coté musical avec cet album mais... mais... si j'ai un faible pour cet album c'est pour le morçeau nommé "Ambush". "Ambush" c'est 9 minutes qui résument tout ce que sait faire de mieux Horner en matière de scènes d'action. Horner y reprend tout son attirail et en fait un pot pourri qui déchire tout. Pas nouveau pour qui connait sa discographie mais fichtrement efficace. Je n'arrive pas à en vouloir à Horner de ne pas se renouveler car lorsque j'écoute des trucs comme ça, je me dis qu'il aurait tort de se priver de son savoir faire en matière d'actionner; le salopiot sait mettre une grosse trique au spectateur.
Une partition typique des débuts de James Horner valant plus aujourd'hui pour sa rareté que pour sa réelle qualité, cependant il faut bien avouer que l'on reconnait déjà ce qui fera la qualité du bonhomme par la suite. Ecoutez bien "Wolfen on Wall St." et vous reconnaitrez quasiment note pour note les grands moments de "Aliens" composé 5 ans plus tard par le même Horner.
Joyeux Halloween à tous et faites-y gaffe aux loups !
Comme c’est noël, en guise de cadeau, il fallait bien ressortir une petite rareté des étagères.
Vibes est un obscur film des années 80 avec Jeff Goldblum et Cindy Lauper qui s’est gentiment vautré au box-office le reléguant immédiatement aux oubliettes. Comme The Burb’s chroniqué ici dernièrement, Le Varèse Sarabande CD Club avait décidé d'éditer deux ans plus tard le score de James Horner à seulement 1000 exemplaires ; à peine sorti, l’album devenait déjà introuvable . Partition entièrement synthétique de James Horner dans lignée de Where The River Runs Black, Vibes, sans être renversant, a le mérite d’être épuré et d’éviter le gros tape à l’œil dont Horner abuse parfois.
James Horner à un gros défaut c’est que lorsqu’il trouve un filon musical, il nous le ressert pendant une dizaine d’albums avant d’en trouver un autre. James Horner a une grosse qualité, c’est que lorsqu’il trouve un thème ou une couleur musicale, c’est souvent simple et foutrement efficace. Tout l’art d’apprécier Horner réside donc dans l’achat des albums dans lequel il se renouvelle et innove un tant soit peu. Ce fut le cas en 1992 avec Sneakers où pour ce sympathique film d’espionnage, Horner nous offre un album aux teintes Jazzy dues à l’apport du saxo de Brandford Marsalis notamment pour le thème principal mais aussi aux rythmes parfois brutaux et martelant des séquences de suspense. Le léger chœur féminin presque éthéré présent sur de nombreux morceaux amène une légèreté étonnante à l’œuvre et conscient du potentiel, Horner ne se privera pas de resservir le procédé sur « A Beautiful Mind ». Sneakers ne bouleversa pas le fan pur dur de Horner qui connaît par cœur ses gimmicks mais force est de constater que cet album est sacrement attachant A 7.30 euros, vous auriez tort de vous en priver.